Pour profiter de Saint Seiya dans un livre plus grand avec des pages couleur, choisissez la Deluxe. Pour lire la version revue par Masami Kurumada, avec des retouches et des chapitres supplémentaires, choisissez la Final Edition. Le mot « Final » ne signifie pas « Deluxe améliorée » : le format est plus compact et les pages intérieures restent en noir et blanc.


Les deux éditions françaises sont publiées par Kana et racontent l’œuvre de Masami Kurumada. La différence n’est pas une opposition entre une version « vraie » et une version secondaire. Elle porte sur l’objet de lecture et sur l’état du manga reproduit : la Deluxe met notamment en valeur le grand format et les couleurs, tandis que la Final Edition suit les ajustements voulus par l’auteur.
La Final Edition mesure 127 × 180 mm. La Deluxe est annoncée à 145 × 210 mm : elle ajoute 18 mm en largeur et 30 mm en hauteur. Cela représente environ un tiers de surface de couverture supplémentaire, sans permettre de déduire un agrandissement identique de chaque case, puisque les marges et la mise en page comptent aussi.
Sur une table ou pour prendre le temps de regarder les pages, le format Deluxe est donc le choix le plus logique. Pour lire dans un espace plus réduit ou transporter un volume, le format Final Edition est moins encombrant en hauteur et en largeur. Le poids, l’épaisseur totale de la collection et le confort en main ne se déduisent pas des seules dimensions : évitez de transformer « plus petit » en promesse de légèreté.
Les retours de collectionneurs et la comparaison de Snikit Manga évoquent aussi le papier glacé de la Deluxe. C’est un vrai critère de préférence : certains lecteurs aiment son rendu, d’autres préfèrent un papier plus mat. Si ce point décide de votre achat, examinez l’exemplaire que vous allez prendre ; ce comparatif ne remplace pas un essai physique du tirage vendu.
La Deluxe comporte des pages couleur et des passages bichromes, au sein d’un manga qui reste majoritairement en noir et blanc. Elle n’est donc pas une édition intégralement colorisée. Ce détail intéresse particulièrement les lecteurs qui aiment les illustrations d’origine et veulent retrouver ces variations au fil des volumes.
Pour la Final Edition, Kana précise au contraire que l’absence de pages couleur est un choix de Kurumada. La couverture reste bien illustrée en couleurs ; ce sont les pages intérieures dont il est question. Si les couleurs sont votre premier critère, inutile de choisir la Final Edition en espérant les retrouver plus tard : la présentation annoncée repose justement sur leur absence.
La Final Edition est une version remaniée, et non une simple réimpression avec une nouvelle jaquette. Kana annonce des ajustements de dessins et de dialogues : proportions des personnages, coiffures, bouches, détails d’armures ou trames peuvent être modifiés. Certains textes ont été repris ou réorganisés. Cela ne signifie pas que chaque page serait entièrement redessinée ni que chaque phrase française serait différente.
L’autre différence importante concerne les récits supplémentaires annoncés : Episode Zero, Origin et Destiny. Le premier tome français contient un chapitre 0 inédit, indiqué sur sa fiche Kana. Cet ajout placé au début change aussi l’entrée dans l’histoire : il apporte un prélude avant le parcours de Seiya. Pour une première découverte, c’est un choix d’ordre narratif à considérer, pas seulement un nombre de pages bonus.
Kana a annoncé une adaptation revue et un nouveau lettrage pour la Final Edition. Il faut toutefois distinguer cette intention éditoriale de l’historique des premiers exemplaires : un communiqué de Kana relayé par Manga-news le 13 novembre 2024 reconnaissait des corrections de texte manquantes dans le tome 1 et annonçait une réimpression corrigée.
Pour un achat d’occasion ou un exemplaire ancien, demandez quel tirage vous est proposé et vérifiez les mentions d’édition dans les crédits avec le vendeur. Une photo de la couverture ne certifie pas à elle seule l’état du texte. Les conseils de lecteurs sur les autocollants ou le résumé ont parfois été corrigés par leurs auteurs : mieux vaut une identification précise qu’un signe extérieur supposé infaillible. Nous ne présentons pas pour autant tous les volumes actuels comme défectueux, ni tout texte identique comme un oubli.
La Deluxe répartit Saint Seiya en 22 volumes. Kana a présenté la Final Edition comme une collection prévue en 20 tomes ; ce total annoncé n’est pas le nombre de volumes français déjà parus. Le découpage change avec les ajouts et la réorganisation. Un tome 8 d’une édition ne doit donc pas être remplacé automatiquement par le tome 8 de l’autre.
Même la pagination n’est pas uniforme. Le premier tome Final Edition est donné pour 264 pages chez Kana, contre 248 pour la fiche du premier Deluxe. L’annonce générale d’environ 265 pages ne s’applique pas exactement à chaque volume : la fiche française du tome 8 Final Edition indique par exemple 240 pages. Le bon réflexe pour poursuivre une collection est de conserver son édition, puis de vérifier son numéro manquant et sa fiche exacte.
Vous voulez surtout apprécier les planches à la maison et les pages couleur comptent davantage que les récits ajoutés : partez sur la Deluxe. Si vous préférez suivre la version remaniée de Kurumada dans un format plus compact, partez sur la Final Edition, en acceptant le noir et blanc et son ordre de lecture. Dans les deux cas, commencez au tome 1 de l’édition choisie, puis gardez cette même collection.
Votre collection permet déjà de lire l’histoire. Racheter toute la Final Edition se justifie si les retouches et l’ensemble des ajouts sont précisément ce que vous souhaitez comparer. Si seul le prélude vous intéresse, examiner le tome 1 Final Edition est une décision plus ciblée que repartir automatiquement sur vingt volumes annoncés. Le compromis est clair : vous découvrez cet ajout sans remplacer le confort de lecture de votre Deluxe.
Supposons que votre série Deluxe soit presque complète. Un numéro Final Edition identique sur une annonce ne comble pas automatiquement le trou de lecture : ses limites de contenu peuvent différer. Recherchez d’abord le volume manquant dans la même édition. Si vous décidez de changer de collection, identifiez la scène ou le chapitre de raccord avant d’acheter ; aucune correspondance tome pour tome n’est garantie ici.
Pour les pochettes et couvertures de protection, une étiquette générique « 19 × 12 cm » ne suffit pour aucun de ces deux formats : la Final Edition dépasse déjà 12 cm de large, et la Deluxe mesure 21 cm de haut. Vérifiez les dimensions utiles et l’épaisseur acceptée avant de choisir un accessoire. Aucune compatibilité universelle n’est déduite du mot « manga ».
La sélection de box ci-dessous est indépendante de votre choix entre Deluxe et Final Edition. Une box mystère ne garantit aucun tome Saint Seiya ni une édition particulière.