En février 2026, il suffit de jeter un œil au marché One Piece TCG pour comprendre : certaines displays sont devenues pratiquement hors de portée. Quand des extensions “phares” s’envolent (et dépassent parfois des seuils qui font mal au portefeuille), la majorité des collectionneurs se retrouve face à un dilemme : payer le prix fort… ou changer de stratégie.
Notre approche est simple : plutôt que de courir après les extensions les plus médiatisées, on préfère analyser ce qui se passe dans l’ombre des “gros sets”. Car pendant que tout le monde regarde les mêmes références, il existe des séries moins recherchées, parfois même bradées pendant longtemps, qui restent aujourd’hui nettement plus accessibles — et dont la perception peut évoluer avec le temps.
C’est exactement le cas de quatre extensions : OP06, OP07, OP08 et OP10.
L’objectif de cet article : expliquer pourquoi elles ont été boudées, ce qu’elles contiennent réellement, et pourquoi elles méritent qu’on s’y intéresse.
Le marché n’est pas toujours rationnel. Il suit surtout :
la hype (souvent concentrée sur 2–3 sets à la fois),
la peur de rater (FOMO),
et quelques chase cards qui captent toute l’attention.
Résultat : un set peut être jugé “moyen” à sa sortie, se vendre mollement, rester en stock… puis prendre de la valeur plus tard, simplement parce que :
le scellé finit par se raréfier,
certaines cartes deviennent recherchées (collection ou méta),
la réputation “mauvais set” s’efface avec les années.
Autre point crucial : le rapport rareté/prix. Sur One Piece TCG, les taux de drop ne sont pas généreux. Quand on voit des cartes “hits” (alt arts, leaders alternatifs, SP, Treasure) affichées à des prix étonnamment bas, cela peut signaler une sous-évaluation temporaire.
OP06 est probablement le moins “boudé” des quatre, car son prix a déjà nettement grimpé. Pendant longtemps, on le trouvait à des niveaux très bas comparés à aujourd’hui. La hausse récente est un signal clair : le marché a commencé à revaloriser son contenu.
La raison principale est contextuelle : OP06 arrive après OP05, un set anniversaire extrêmement marquant. Quand un set anniversaire monopolise le budget et l’attention, l’extension suivante est souvent considérée comme secondaire.
OP06 coche plusieurs cases fortes côté collection :
une Manga rare Zoro (personnage ultra populaire, effet “aimant à demande”),
des alternatives intéressantes (dont certaines très accessibles),
des leaders alternatifs parfois sous-évalués malgré une rareté structurelle (très peu par case),
et une présence marquée de cartes “waifu” (qui influencent fortement la demande sur le marché).
On observe des situations où :
certaines alt arts restent à quelques euros,
alors que des alt arts comparables sur d’autres sets se vendent beaucoup plus cher.
Ce type d’écart ne dure pas éternellement : soit le set reste réellement boudé (rare), soit le marché finit par “rattraper” la réalité (plus fréquent).
OP07 suit un scénario proche d’OP06 : longtemps discret, puis progressivement réévalué. Il ne s’agit pas forcément du set “le plus riche” globalement, mais il contient des éléments qui tirent la demande.
OP07 propose des chase cards claires, et c’est ce qui compte :
Manga rare Boa Hancock (effet “waifu tax” très fort),
leader alternative Boa Hancock,
d’autres leaders alternatifs qui restent étonnamment abordables au regard de leur rareté,
plusieurs cartes pouvant garder un intérêt côté jeu selon les metas.
Sur One Piece TCG, certaines cartes voient leur prix gonfler mécaniquement parce qu’elles sont très désirées en collection, indépendamment de la jouabilité. C’est un phénomène structurel : dès qu’une carte coche la case “personnage ultra demandé + belle rareté + bel art”, la correction de prix peut être brutale.
OP08 a longtemps eu une réputation compliquée : beaucoup l’ont considéré comme l’un des sets les moins excitants. Pourtant, c’est justement ce statut qui le rend intéressant dans une logique “marché”.
Pour OP08, la question “FR vs EN” est moins prise de tête : l’extension est surtout identifiée comme disponible en anglais, ce qui veut dire que la demande se concentre naturellement sur une seule langue (hors japonais / rééditions).
Même si le set est jugé moins “prestigieux” :
il progresse doucement (les displays accessibles deviennent rarement “encore plus accessibles” quand le marché est en hype),
il possède une Manga qui a déjà pris de la valeur par rapport à ses anciens niveaux,
et surtout, on y trouve des hits extrêmement bas en prix malgré des taux de drop limités.
C’est typiquement le genre d’extension où l’on peut repérer des incohérences : une SR jouée peut parfois valoir plus cher qu’une alt art “hit”, ce qui n’est pas intuitif côté collection.
OP10 est un cas très intéressant, surtout en français, car on observe encore des prix proches (ou sous) ce que beaucoup considèrent comme la zone “normale”. Et dans un marché en pleine hype, voir une display sous un niveau de référence est rarement anodin.
OP10 a eu la lourde tâche d’arriver après un set anniversaire très marquant (avec des nouveautés très attractives). Dans ce contexte, le set suivant est souvent “boudé” par comparaison.
OP10 propose pourtant :
une Manga rare Nami (chase évidente),
une Treasure Rare Perona très valorisée (et particulièrement marquante en FR),
des SP parfois étonnamment abordables malgré leur rareté (quelques exemplaires par case),
des leaders alternatifs à des prix faibles au regard de la difficulté à les pull.
Il existe des bruits de marché sur d’éventuels restocks en français (selon les périodes et priorités d’impression). Mais même avec cette incertitude, l’idée reste la même : tant qu’on est sur une zone de prix raisonnable, le risque de surpayer est plus faible que sur un set déjà à 300–400€.
Un élément clé dans l’évolution des prix, c’est la disponibilité future. Or, il faut comprendre une réalité simple :
un éditeur n’imprime pas “sur commande” du jour au lendemain,
les plannings se décident longtemps à l’avance,
et toutes les extensions ne sont pas prioritaires.
Pour les séries plus anciennes (notamment autour des blocs), parier sur un reprint n’a rien d’automatique. Plus le temps passe, plus la probabilité d’un retour massif diminue, surtout si l’éditeur doit déjà gérer :
des nouveaux sets,
des restocks récents,
des produits annexes,
et des temps forts (anniversaires, etc.).
La conclusion est simple : la hype dicte les prix, mais ce n’est pas une obligation de la suivre.
Quand un set devient ultra populaire, tout le monde se bat dessus, et on a statistiquement plus de chances de :
payer trop cher,
acheter au pire moment,
ou subir l’instabilité du marché.
À l’inverse, les sets boudés créent souvent les meilleurs rapports “plaisir / budget”, et parfois les meilleures surprises à long terme, parce que :
ils restent accessibles,
leurs hits sont parfois sous-évalués,
et leur réputation s’efface avec le temps.
Éviter de lâcher 300–400€ sur une display scellée “juste parce que tout le monde en parle”.
Si l’objectif est de collectionner intelligemment, ouvrir pour le plaisir ou garder du scellé, on a souvent intérêt à regarder : OP06 / OP07 / OP08 / OP10 plutôt que de courir systématiquement après les “stars” du moment.